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Bernard Giraudeau Mort

Author

Andrew Campbell

Updated on March 17, 2026

Bernard Giraudeau Mort
Bernard Giraudeau Mort

Bernard Giraudeau Mort – Il avait une intelligence active, curieuse et vigilante. La maladie a mis un terme à leur mouvement d’elle-même. Après un long combat contre le cancer, Bernard Giraudeau est décédé tôt samedi matin dans un hôpital parisien, a annoncé son représentant. Il avait 63 ans.

Néanmoins, le bourlingeur comique a continué jusqu’au bout. Il s’est imposé comme l’un des interprètes les plus audacieux de son temps. En tant qu’acteur, il a accumulé un certain nombre de crédits de scène et d’écran, ainsi que des aventures dans le théâtre musical, le cinéma et la paternité.

Comme Fantasio de Musset, il était un nomade agité qui était toujours en mouvement dans sa quête d’une identité ultime ou personnelle inconnaissable. Bernard Giraudeau est né le 18 juin 1947 à La Rochelle, une ville côtière qui a peut-être suscité ses premiers désirs de liberté et d’aventure.

Il s’est enrôlé dans la marine française à l’âge de 16 ans et a passé les trois années suivantes en mer. De retour aux États-Unis, il s’inscrit au Conservatoire national d’art dramatique. Quiconque a vu son moment de concours de sortie en 1974 se souviendra toujours d’un acteur prometteur, motivé, attrayant et émotionnellement émouvant. Un vers tout droit sorti du Figaro de Beaumarchais : « Ô femme, femme, femme ! créature faible et trompeuse. Il est le gagnant.

Le monde du théâtre prend un éclat instantané pour le jeune récalcitrant qui évite l’idée de travailler pour un salaire. Sous la direction de Jean-Laurent Cochet, il interprète le rôle-titre dans La Reine de Césarée de Brasillach.

Après cela, Sur le fil d’Arrabal de Lavelli. Même si Le Prince de Hombourg de Kleist et la comédie musicale Attention délicate avec Anny Duperey en sont aussi des exemples pertinents. Les sélections sont, pour le moins, éclectiques. Mais c’est pour le mieux; l’acteur a toujours été le meilleur moyen de mélanger les choses.

Même si le film de 1985 Les Spécialistes, réalisé par Patrice Leconte, a été un succès critique et commercial, l’industrie cinématographique n’a pas réussi à le cerner. Avec Gérard Lanvin, il devient le duo incontournable du cinéma français des années 1980.

Presque aussitôt, il campe un policier alcoolique dans le film Poussière d’ange d’Édouard Niermans, bouleversant son image de beau jeune homme. Ensuite, il retourne au théâtre. Anny Duperey, Pierre Arditi et Emmanuelle Béart jouent à ses côtés dans sa mise en scène “La Réputation” d’Anouilh.

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Comme jouer n’est plus épanouissant, il a commencé à diriger à la place. La Face de l’ogre, téléfilm, est suivi de L’Autre, long métrage, tous deux adaptés de livres d’Andrée Chedid. Les Caprices d’un fleuve, enfin. Son désir insatiable de réussir en affaires le pousse à bouger constamment, et il reste rarement très longtemps au même endroit.

De ce fait, il a joué dans une grande variété de films, incarnant des rôles aussi divers qu’explorateur dans Rue barbare de Gilles Béhat et homme fêlé dans Gouttes d’eau sur pierre brûlées de François Ozon, séducteur dans L’Année des méduses, et un type frêle dans That Day.

S’il débute par un boulevard de Pauvre France, il passera bientôt à des œuvres plus complexes comme Liaisons dangereuses de Christopher Hampton, écrites dans le style de Laclos. Merteuil, c’est Valmont, face à Caroline Cellier. Il est un maître des accords.

Il partage l’affiche avec Claude Rich dans l’adaptation Jean Cau de K2 du dramaturge américain Patrick Myers, ainsi que Fanny Ardant dans L’Aide-mémoire de Jean-Claude Carrière et Christiane Cohendy dans Le Libertin d’Eric-Emmanuel Schmitt. Puis en 1990, pour Le Plaisir de rompre et Le Pain de ménage de Jules Renard, il fait la chronique de sa vie avec l’amour de sa vie, Anny Duperey.

Ce sont ces types de pièces qui donnent naissance au fantasme d’un séduisant Delon à la Belmondo. Pour combiner les métaphores, il est à la fois le guerrier et le pantin. Il a le charme d’un goujat et l’esprit de compétition d’un champion. Une combinaison nuancée qui peut être troublante ou réconfortante, selon la perspective, l’illumination et l’état émotionnel de chacun.

Mais c’est dans la littérature que ses incertitudes, ses errances et ses contradictions sont mises à nu aux yeux de tous. Ses mots explosent avec toute la profondeur en couches de l’homme. Lorsque la maladie le frappe enfin, il trouve du réconfort dans son écriture.

Beckett d’Anouilh en 2001 lorsqu’on lui a diagnostiqué un cancer du rein; une récidive quelques années plus tard l’empêcha de jouer Richard III de Shakespeare à La Rochelle cet été-là. À ce moment-là, il a commencé à devenir plus conscient de son environnement. Dans une interview à Télérama, il a avoué : “J’étais un jeune coq qui ébouriffait ses plumes avec l’habileté qu’on lui donnait.” Nous ne pouvons pas être plus clairs.

Le Marin à l’ancre, Les Contes d’Humahuaca, Les Hommes à terre et Les Dames de nage sont les quatre volumes qu’il donne aux Éditions Métailié. Ce dernier livre, énorme best-seller en librairie, a reçu la médaille Amerigo-Vespucci pour son écriture très introspective, dans laquelle Bernard Giraudeau, écrivain à l’âme voyageuse né à La Rochelle, se cache derrière le personnage de Marc Austère.

Sara Giraudeau, qui a reçu le Molière 2007 de la meilleure révélation théâtrale féminine, est l’un des deux enfants de Bernard Giraudeau avec l’actrice Anny Duperey. Gal est également acteur.

Malheureusement, Bernard Giraudeau aurait eu 73 ans le 18 juin 2020, la veille de son décès. La maladie a finalement coûté la vie à l’acteur français le 17 juillet 2010. Il était bien connu pour ses rôles dans des films comme Viens chez moi, j’habite chez une copine et L’année des méduses, ainsi que le plus récent Le Grand pardon. En l’honneur de cette journée importante, Closer nous ramène aux dernières années de Bernard Giraudeau.

Lorsque Bernard Giraudeau a découvert en 2000 qu’il avait un cancer, son monde s’est effondré autour de lui. Il a même dû se forcer à lâcher une rêne. Il avait espéré que l’opération le guérirait de sa maladie, mais il avait tort.

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